21 septembre 2009
l'Aïd el Fitr
Ce blog pourrait peut-être paraître "non professionnel" à certains, mais je tiens quand même à préciser qu'ici je ne parle pas de la religion musulmane en tant que telle, mais plutôt des traditions et coutumes qui font partie intégrante de la culture de la culture tunisienne... Le blog So Arabesque! reste un blog neutre, laïque et apolitique.
La Tunisie fête aujourd'hui l'Aïd el Fitr qui marque la fin du Ramadan... c'est la fête du recueillement spirituel, mais aussi celle des enfants à qui l'on offre argent et jouets (c'est le Noël des musulmans), mais aussi celle des sucreries et des pâtisseries orientales... que l'on offre à la famille, aux voisins, aux amis :)
Exemple de pâtisseries fines tunisiennes
Alors pour ne pas déroger à la règle, pour toutes les commandes faites le lundi 21 septembre 2009, je vous offre une assiette de pâtisseries tunisiennes dont certaines sont déjà en vente dans la boutique. (Je vous en offrirais bien une sans commande, malheureusement So Arabesque! ne gagne encore pas assez pour se permettre de payer en plus les frais de port ; merci qui? merci La Poste!)
Je souhaite une bonne fête et plein de joie, de bonheur et de santé à tous mes lecteurs et lectrices.
20 septembre 2009
Tour du monde du Ramadan, dernière étape : la France
Et voilà notre dernière étape après ce tour du monde, nous revenons à la maison :)
France: Des soirées au parfum d’Orient
· Barbès, La Goutte-d’or, Rochechouart, Montparnasse…vibrent au rythme du Ramadan
· Les quartiers d’immigrés musulmans se transforment
Forte de plus de 6 millions de fidèles, la communauté musulmane de France est l’une des plus importantes d’Europe. L’islam est désormais la deuxième religion de France après le catholicisme. Au fil des ans, cette religion est devenue suffisamment implantée dans l’Hexagone, au point que l’on commence à parler d’un islam de France. Selon des sondages récents, les «musulmans de France» seraient plus de 88% à observer le jeûne. Le Ramadan attire donc de plus en plus d’adeptes.
Plus qu’un rituel, plus qu’un pilier de l’islam, le Ramadan est devenu un repère, voire un marqueur identitaire de l’appartenance à la communauté musulmane en France. La diversité des origines ethniques et des courants musulmans représentés fait de l’islam une religion plurielle en Europe.
Et c’est ce mois sacré en particulier qui reflète le poids de l’islam dans l’Hexagone. Selon Malek Chebel, anthropologue et auteur de nombreux ouvrages sur l’islam, le regain d’intérêt pour le Ramadan en France est «un phénomène de société que nous observons depuis une quinzaine d’années».
Parallèlement à cette tendance, le nombre des lieux de culte musulmans augmente, mais les minarets restent encore discrets. L’Hexagone compte près de 1.700 lieux de culte musulmans et 70 projets de mosquées. Les églises, elles, sont au nombre de 39.000. Des mosquées non répertoriées existent aussi. Ce sont généralement des salles de prière de petite capacité, dans des hangars désaffectés, des garages, des appartements…
Les mosquées sont plus sollicitées pendant le Ramadan. La Grande mosquée de Paris revêt un caractère particulier durant Ramadan. On y accomplit les Taraouihs, en plus des prêches et des conférences qui s’y tiennent.
Mois de privations et de dévotion, Ramadan est également une période de fêtes et de profusion dans les banlieues de Paris, les HLM et autres quartiers populaires tel Barbès. Au quartier Barbès par exemple, toute l’ambiance du mois sacré y est. Les ingrédients des copieux repas du soir y sont également commercialisés. Les épiceries regorgent de fruits secs, épices dattes, miel, lait caillé, figues…
On y trouve un peu de tout. Non loin, des crêpes «aux mille trous», aux rghaïfs… à même le trottoir près de la station de métro. Les pâtisseries orientales ont à leur tour ravivé leurs étalages avec des délices sucrés et colorés. La grande distribution n’est pas en reste. Elle s’adapte aussi à la circonstance.
Des rayons de produits halal respectueux des préceptes islamiques sont aménagés: charcuterie, poulets, agneaux etc. s’y vendent. Ce marché, resté longtemps marginal, est désormais estimé entre 1,5 et 3 milliards d’euros et croît d’environ 15% chaque année.
A Barbès toujours, des marchands de tissus et de babouches, d’origine maghrébine (algériens et marocaine surtout) exposent des tuniques traditionnelles, des tissus de djellabas, calottes, tapis pour la prière, chapelets, encens, notamment. Les costumes traditionnels des pays d’origine ont la cote à Rochechouart. Non loin, La Goutte-d’or, le quartier le plus cosmopolite de Paris, est en fête. Un quartier où se côtoient Maghrébins, Subsahariens et Français de souche. Là encore, le quartier devient plus coloré et animé. Les tuniques criardes sénégalaises, maliennes ou encore guinéennes sortent des placards.
Les soirées sont plus longues dans les quartiers à forte concentration de population de confession musulmane. Mais pas seulement. La Bastille, Montparnasse, Saint-Michel… en plein centre de Paris comme à Marseille, Bordeaux, Lille ou encore Lyon, des cafés et restaurants concoctent une animation spéciale. Cela va des soirées chicha aux animations à concept d’«Oriental Feeling».
Des soirées thématiques sont souvent organisées: soirées turque, libanaise, marocaine, tunisienne, sénégalaise, algérienne… Des centres culturels et salles de spectacle affichent une programmation spéciale adaptée à l’ambiance ramadanesque. De belles nuits au parfum d’Orient qui sont devenues un rendez-vous annuel, un business lucratif pour les uns, une activité culturelle pour les autres.
Et c’est le cas à l’Institut des cultures musulmanes, à l’Olympic Café et au Lavoir moderne parisien où se tient cette année le festival Les Belles nuits du Ramadan. Un événement haut en couleurs. Au programme cette année, des expositions de calligraphie, des conférences sur le sens du Ramadan, des débats littéraires, de la musique flamenco et de la danse…
Autrefois confinées dans le cadre familial ou dans l’intimité communautaire, les soirées de Ramadan sont de plus en plus relayées par les municipalités, les mairies et autres associations de quartiers. Elles sont nombreuses à organiser des «nuits de Ramadan» ouvertes à tous.
[...]
La table du ftour en France diffère d’une communauté à l’autre. Normal: la diversité des origines ethniques et des courants musulmans fait que chacun a ses propres habitudes. Mais généralement, ce sont la soupe, le café au lait, les dattes et les rafraîchissements qui sont au menu. Pour les certains, un simple sandwich halal suffit. Si ce n’est la merguez, c’est le chawarma.
Des f’tours collectifs comme «Chorba pour tous» sont organisés dans quelques quartiers parisiens. C’est ouvert à tout le monde, aux démunis surtout. Les bénéficiaires viennent avant le coucher du soleil avec un sac plastique à la main pour emporter leur portion. D’autres préfèrent s’installer derrière les longues tables où les attendent des plateaux avec, pour chacun, trois dattes, un verre de lait caillé, un yaourt, une bouteille d’eau, un gâteau et du pain. Les Chibani de France (d’anciens combattants maghrébins et sénégalais, dont le film «Indigènes» évoque le passé), qui y résident pour percevoir leur pension, bénéficient aussi de ce f’tour.
Amin Rboub
Source: L'Economiste
Tour du monde du Ramadan, étape 14 : la Palestine
La prière à Al Qods nourrit des frustrations
· Les moins de 50 ans interdits de prière à la Grande Mosquée
· L’ambiance est déprimante à Gaza
· Les lanternes: Une vieille tradition non célébrée cette année
Hamas, Fatah, gouvernement d’union nationale, embargo, gel des salaires, crise économique… Ce sont autant de sujets qui préoccupent et animent les conversations des Palestiniens durant ce mois sacré. En même temps, et en l’absence de terrain d’entente entre Fatah et Hamas, le fossé se creuse davantage entre les nostalgiques de l’ère Arafat, les sympathisants de Abbas et les pro-Haniyeh. Les conséquences de cette impasse se traduisent sur le quotidien des Palestiniens.
Aujourd’hui, la bande de Gaza est plus pauvre que jamais et l’ambiance du mois sacré y est déprimante. L’aide internationale est gelée depuis des mois. En outre, Gaza passe de longues périodes coupée du monde. L’électricité est rationnée, par phases de six heures, après le bombardement de la principale centrale de la zone. Au début du mois sacré, la coutume est que les enfants de Gaza allument des milliers de lanternes colorées. Mais, cette année, le pays fait l’économie de certaines habitudes, faute de moyens et à cause du gel de l’aide internationale.
Du coup, de nombreuses familles se contentent du riz et des lentilles fournis par l’ONU. Ce sont les Nations unies, rappelons-le, qui nourrissent environ 1 million de Palestiniens. Rien que pour septembre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a ajouté à ses listes quelque 60.000 personnes, pour un total de 220.000.
En dépit de cette situation préoccupante, Ramadan reste un mois de fêtes, de retrouvailles et de recueillement en Palestine.
Pendant ce mois, la tradition, selon Wacef Mansour, journaliste palestinien, veut que ce sont les enfants qui annoncent la rupture du jeûne à leurs parents. A quelques minutes du coucher du soleil, dans les campagnes et petites villes surtout, les enfants se remplissent les poches de sucreries, se rassemblent et jouent devant les mosquées en attendant l’appel du muezzin. Aussitôt fait, ils se précipitent et courent annoncer la nouvelle à leurs parents.
A la maison, le repas du f’tour est plus riche, plus nutritionnel que d’habitude et les plats sont plus variés. «Ramadan étant le mois de la générosité, il impose que les fidèles soient généreux d’abord envers eux-mêmes», souligne Wacef Mansour.
A la rupture du jeûne, les Palestiniens commencent par les soupes à base de lentilles mélangées au frik (blé vert concassé) ou la soupe aux légumes. Plusieurs variétés de salades sont servies (huile d’olive, oignon, persil, menthe, tomates, poivrons et autres légumes). Ensuite, place aux dattes, figues, fruits et gâteaux (Al Kounassa de Naplouse, Baklawa, Nammoura, Bassboussa, Qatayefs…). Al Qatayefs sont préparés dans tous les foyers palestiniens. C’est le gâteau de Ramadan par excellence. Les variétés de jus et les couleurs des rafraîchissements donne aussi un air de fête aux tables; «Tamr Al Hindi, caroube, réglisse…» sont plus consommés au f’tour.
La tradition est de servir f’tour et dîner en même temps. Le plat de résistance est classique sauf que la quantité de viande y est plus importante durant ce mois. La cuisine palestinienne est généralement similaire à la libanaise, jordanienne ou syrienne. Ensemble, elles représentent l’art culinaire et la gastronomie des Cham.
Le shour venu, place à Kamar Guine, des crêpes à base d’abricots.
Dans les grandes villes, les grandes institutions culturelles et artistiques concoctent des programmations spéciales pour animer les soirées. Lectures poétiques, causeries, contes, pièces de théâtre et chant… constituent le principal de cette animation.
S’y ajoutent les compétitions de lecture du Coran et les psalmodies: «Ce type de manifestation n’a commencé que récemment. Depuis la formation du premier gouvernement palestinien», précise Mansour. Les premières années, des jeunes de pays riverains (Liban, Egypte, Jordanie…) participaient à cette activité. Mais depuis l’Intifada de 2000 et l’embargo, seuls des Palestiniens participent à ce concours ramadanesque, mesures sécuritaires obligent!
Dans le reste du pays, les quartiers et les cafés sont très sollicités le soir. Jeux de cartes, domino et autres jeux de société permettent de veiller tard le soir au milieu de la fumée du narguilé. Ce sont les parties de la table de la chance (Taoulate Azzahr, un jeu de dés local), qui animent le plus les soirées dans les quartiers, les cafés et salons de thé.
Les Palestiniens consomment beaucoup de café et thé noir après le f’tour. Quant au thé vert, sa consommation est très récente dans ce pays.
Mais ce qui frustre des milliers de fidèles palestiniens pendant le Ramadan,: c’est l’incapacité de prier dans la grande mosquée d’Al Qods.
Avant l’embargo et l’Intifada, le triple de la population de cette ville parvenait à prier dans le troisième lieu saint de l’islam.
Depuis l’Intifada, le nombre de fidèles s’est réduit, ils ne sont plus que quelques centaines à s’y rendre. «A Jérusalem Check-point, les interventions sont musclées. Les militaires israéliens n’autorisent à prier que des quinquagénaires et des vieux dans cette mosquée hors du commun», déplore Mansour.
En effet, ajoute-t-il, la sensation de tout fidèle qui parvient à prier à Al Qods est unique, indescriptible. «Il y a une grande différence entre la prière à Al Qods et celle à La Mecque», témoigne ce journaliste qui a vécu les deux sensations. La Mecque est devenue une grande métropole qui n’a rien à envier aux grandes villes modernes: gratte-ciel, voitures, cafés, hôtels, restaurants, magasins… alors qu’Al Qods est restée authentique, intacte comme du temps de Omar Ibn al Khattab, Salah Eddine Al Ayoubi et les compagnons du Prophète. Une terre hautement sacrée et chargée de symboles pour les trois grandes religions.
Les mosquées jouent un rôle social important dans l’arrière-pays, précise Mansour. On y organise chaque année «Mawaïd Al Iftar»; des f’tours collectifs auxquels participent la plupart des familles dans les villages. A l’origine, cette opération était destinée aux nécessiteux et les fidèles de passage ou en voyage. Entre-temps, ce f’tour est devenu l’occasion rêvée pour les habitants du village et les voisins de partager des repas dans un climat convivial.
Les f’tours collectifs sont organisés également dans des quartiers populaires des grandes villes comme Jéricho, Naplouse, Gaza...
Amin Rboub
Source: L'Economiste
Tour du monde du Ramadan, étape 13 : l'Iran
Les Iraniens jeûnent dans l’affliction
· La commémoration du martyr Ali, un rite du deuil
· Les imams font des diatribes sur Bush, le nucléaire…
Ramadan en Iran est marqué par la commémoration de l’anniversaire du martyr, l’Imam Ali. Chaque année, des millions de chiites iraniens (environ 90% de la population) revivent ce rite dans le deuil et la grande affliction.
L’Imam Ali Ibn Abi Talib, rappelons-le, est le gendre du Prophète. C’est le quatrième calife orthodoxe qui a été poignardé par les Kharijistes. Depuis, les chiites ne s’en sont jamais remis.
Durant trois nuits du mois sacré (du 19 au 21), ils commémorent donc le martyr. Ils plongent dans une ferveur intense, font des prières à partir de 23 heures et invoquent Dieu dans les Hosseynieh (lieux de culte) et mosquées.
Les plus radicaux se lacèrent parfois le visage et pleurent l’Imam. Chez les sunnites, l’Imam est celui qui dirige la prière du vendredi. Mais pour les chiites d’Iran, Imam veut dire guide. C’est le titre du chef légitime de la communauté musulmane tant sur le plan politique que religieux. Titre qui était à l’origine porté par Ali, ses deux fils et leurs 9 successeurs: les douze imams du chiisme.
Les chiites iraniens accueillent donc Ramadan autrement. Dès la mi-Chaâbane, ils commencent à jeûner, rangent, nettoient et décorent leurs foyers, mosquées et Hosseynieh… Ils prient et invoquent Dieu pour le retour de l’Imam Mahdi, le 12e imam du chiisme. Les Iraniens croient dur comme fer que les 11 Imams du chiisme sont des martyrs sauf le dernier (Al Mahdi). Des siècles après, «il est toujours vivant et va réapparaître en Iran», confie un Iranien.
A Téhéran, les horaires de travail subissent un léger changement pendant le mois sacré. Dans les administrations et les entreprises, la journée de travail commence à 8 heures et demie se termine à 15 heures et demie contre 16 heures 30 durant le reste de l’année.
Selon un Iranien, l’Iran a beaucoup changé. Certes, les images de la Révolution islamique sont ternes, la mine sévère des ayatollahs et des femmes vêtues de la tête aux pieds de tchadors ont marqué les mémoires. Mais la société a changé entre-temps.
La République offre un visage plus apaisé et le pays s’est engagé dans la voie du changement. Il en veut pour preuve: «les religions qui se côtoient et vivent dans le respect de leur croyance et leurs différences durant le mois sacré». Juifs, chrétiens, zoroastriens, sunnites, chiites… se côtoient à Téhéran, Asphahan, Yaza.
Mieux encore, sunnites et chiites partagent des fois le même f’tour dans un esprit convivial. Ni le repli communautaire, linguistique ou encore sectaire ne pèse comme avant.
Autre témoignage du changement, les autorités religieuses iraniennes ont utilisé, pour la première fois cette année, un avion pour observer l’apparition du croissant de lune.
Pendant Ramadan, les habitudes ne connaissent pas de grands changements. Les Téhéranais préfèrent flâner le jour en ville. L’habitude est de déambuler dans le gigantesque bazar de la capitale, de visiter la mosquée de l’imam Khomeyni et les nombreux parcs et jardins… principaux attraits de la ville. Le Palais national, dernière demeure du Shah, abrite maintenant un complexe de musées. Le musée Reza Abbasis est très sollicité, car il renferme des œuvres de l’art islamique: peintures, poteries, orfèvrerie… Téhéran abrite aussi le musée national iranien où est exposée une superbe collection de porcelaines, de figurines de pierre et de sculptures léguées par des millénaires d’occupation de la Perse.
Au coucher du soleil et contrairement aux sunnites, les Iraniens chiites préfèrent attendre environ 10 minutes après le muezzin, avant de rompre le jeûne: «Le temps de voir la première étoile au ciel et les prémices de la nuit».
A la rupture du jeûne, les Iraniens se mettent sur un tapis et partagent leur repas autour d’une nappe en plastique. Ils commencent par l’eau chaude, sucreries et rafraîchissements.
Tout aussi incontournables, les gâteaux notamment la zolbia (l’équivalent de la chebbakia), bamia et rotab. Les jus de raisin, d’orange et de pomme sont plus consommés au f’tour.
Ensuite, place à la soupe. L’Iran compte plusieurs variétés de soupes (légumes, vermicelle, concentré de tomate…).
Après le f’tour et la prière, place au dîner. Le riz est la base de toute nourriture iranienne. La variété la plus connue est Basmati. Elle est généralement cuite avec du poulet, poisson ou viande. Les plats de résistance les plus connus sont Joujé (coquelet mariné dans le jus de citron, le safran et l’huile d’olive) ou Chélo (veau ou agneau) kebab. Le plat national numéro1 est le «tchelo-kabab» (du riz accompagné de viandes rôties découpées en lamelles, des oignons frits, du safran, du poivre. La boisson qui accompagne le «tchelo-kabab» peut être tout simplement du «dough», une sorte de petit-lait très dilué.
Le pain iranien est une sorte de grande crêpe cuite. Appelé le nan, il est fait à base de blé dur. Cuit sans levain, le pain se présente sous forme d’une bande très longue ou une galette ronde.
Le dessert (Fereni) est généralement un yaourt, du lait caillé ou des fruits. Les Iraniens sont friands de fruits. On en sert à tous les repas. Le thé (tchaï) est non moins important. C’est l’une des boissons les plus consommées.
La cuisine iranienne traditionnelle offre une grande variété de cuisson et de sauces parfumées aux herbes, au jus de grenade, au citron vert séché, cannelle, menthe fraîche, estragon, safran... Ce n’est pas seulement le goût mais aussi l’odorat qui est comblé de parfums subtils et d’arômes. Différentes variétés de Kebab sont préparés durant le Ramadan.
Dans la République islamique, les jeunes filles commencent à jeûner et à prier dès l’âge de 9-10 ans. Quant aux garçons, ils n’observent le jeûne que 4-5 ans plus tard, à l’âge de la puberté.
Contrairement aux sunnites, les chiites iraniens ne font pas les Taraouihs. Ils se contentent des 5 prières de la journée. Le soir, les rues sont plus animées. La musique spirituelle (appelée aussi Sunnati ou Assil) est particulièrement appréciée durant le mois sacré. Les accros du 7e art trouvent aussi leur compte dans le centre de Téhéran. Les salles affichent des mélodrames sociaux et des films d’auteur iraniens. Le cinéma iranien compte des réalisateurs de renom. A leur tête Abbas Kairostami, Panahi, Mohsen Makhmalbaf…
A priori, les cinéastes iraniens sont muselés par la surveillance et la censure stricte du régime islamique, mais ils parviennent à réaliser des chefs-d’œuvre et à s’imposer sur la scène internationale.
Le cinéma iranien des grands auteurs qui ont réussi à sortir du périmètre national impressionne les critiques par son habileté à jongler avec ces interdits.
A Téhéran, les films hollywoodiens, clips, DVD et CD font un malheur auprès de la jeunesse de la capitale. Officiellement jugés dépravantes et donc interdites, des copiees piratées se vendent sous le manteau comme des petits pains. C’est une fenêtre sur le monde, un visa pour les yeux et l’imaginaire.
Mais du 19 au 21 Ramadan… c’est la trêve: Pas de musique, pas d’animation ni manifestations de joie. C’est la commémoration du martyr Ali.
La nuit sacrée est très attendue. Les Iraniens chiites sont presque tous unanimes que la nuit sacrée n’est probable que les 19, 21, 23 ou 27 e jour du mois. Autrement dit, les soirées de ces journées correspondent à des veillées de 23 heures jusqu’à l’aube dans tous les lieux de culte. Prières, exégèses, hadiths… mais aussi sujets politiques sont à l’ordre du jour.
[...]
Amin Rboub
Source: L'Economiste
17 septembre 2009
Nuit du 27ème jour - Nuit du destin
La nuit du destin, celle du 27ème jour, donne lieu à de nombreuses réjouissances et traditions: chez nous, le menu est invariablement le couscous en l'honneur de nos disparus. Il est dit aussi que cette nuit-là, une prière en vaut mille et que tous nos voeux peuvent être éxaucés... Je vous propose de découvrir des chants religieux traditionnels de Tunisie appelés hadhra : pour moi, c'est toujours un enchantement et un retour en enfance :)
"Cette nuit est-il écrit dans le Saint Coran est la meilleure de toutes les nuits et donne lieu dans toute la communauté musulmane à travers le monde à un regain de ferveur et de piété et à de nombreuses réjouissances. Au, Maghreb, traditionnellement, Leïlat El Qadr est l’occasion de procéder à la circoncision des jeunes enfants dans l’atmosphère pieuse qui caractérise ce jour béni parmi les autres. Cette nuit-là également, les fidèles se rendent à la mosquée et veillent jusqu’à l’aube pour la récitation de versets du Coran et de passages du hadith. A cette occasion également, des concours de récitation du Coran sont organisés à travers de nombreux pays musulmans et les meilleurs récitants sont récompensés à l’occasion de cérémonies officielles. Leïlat El Qadr est aussi l’occasion pour le croyant de ressourcer sa foi et la source divine et de la concrétiser par des actions de charité et de solidarité et le respect de son prochain."
14 septembre 2009
Tour du monde du Ramadan, étape 12 : l'Algérie
Restos du cœur»: Un élan de solidarité en Algérie
· Couffin de Ramadan, Colis du cœur, restos de «Rahma»… L’entraide gagne du terrain
· Plus de 115.000 couffins distribués depuis le début du mois
· Zlabia, Chorba frik, Bourek: Le f’tour à Alger, Oran, Constantine
L’ambiance ramadanesque à Oran s’apparente à celle de Casablanca et de Rabat. Pour une Algéroise basée à Casablanca, Ramadan en Algérie a beaucoup de similitudes avec le Maroc (ambiance dans les rues, mosquées, animation, TV...). En même temps, et au même titre que le parler, les habitudes pendant le mois sacré diffèrent, selon que l’on est dans l’Algérois (Triangle Alger, Cherchell, Blida) ou dans l’Oranais (Oran-Sidi Belâabès).
Le changement est d’abord dans les habitudes culinaires.
Cette année, le mois sacré s’annonce difficile pour une grande partie de la population algérienne, car il coïncide avec la rentrée scolaire. En sus des frais de scolarité et autres fournitures, les ménages à revenu limité se plaignent de la flambée des prix des produits de grande consommation (surtout les fruits et légumes). A Tlemcen par exemple, près de 30.000 familles nécessiteuses ont été recensées cette année pour recevoir des aides.
Depuis le début du mois, des provisions sont distribuées aux démunis. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’opération «Colis du cœur».
Autre initiative de solidarité, le Couffin de Ramadan. Cette opération de distribution de denrées alimentaires a commencé dans la plupart des régions. Contrairement aux années précédentes, le Couffin de ramadan a été exclusivement distribué à domicile, cette année. Ce que n’apprécient pas de nombreux ménages, eu égard à la gêne que cela occasionne dans les quartiers.
Jusque là, quelque 115.653 couffins de Ramadan ont été distribués, depuis le début de l’opération de solidarité.
Rien que dans la wilaya d’Alger, 47.480 couffins ont été livrés depuis la première semaine de Ramadan à quelque 63.335 familles.
Dans un certain nombre de communes, certains ménages démunis ont reçu une aide pour pouvoir s’approvisionner durant ce mois.
La paupérisation de larges couches de la société est plus apparente pendant le Ramadan que durant le reste de l’année.
A la rupture du jeûne, de longues files se forment devant les restaurants «Rahma» (ndlr: la Clémence) l’équivalent des «Restos du cœur» français. Certains établissements distribuent entre 400 et 500 repas par jour.
Les bénéficiaires ne sont pas seulement des SDF, mais également des chômeurs, parfois des familles entières.
Dans le quartier populeux de Belcourt, commune de Sidi M’Hamed, l’on n’arrive pas à faire face à la demande. Plus de 1.000 paniers-repas y sont distribués quotidiennement.
C’est dire qu’un esprit d’entraide, de charité et de compassion s’installe durant le mois sacré.
Dans les rues d’Alger, les marchés sont plus animés et plus fournis en fruits et légumes que d’habitude. Les commerçants transforment souvent leurs magasins en boulangeries proposant dattes et Zlabia, gâteau sucré fait de farine. Les autres produits très populaires vendus par ces boulangeries temporaires sont le Maqrout, le Kalb Ellouz (des cerneaux d’amandes), et toutes sortes de pains, de biscuits et petites brioches.
Le trafic devient plus dense l’après-midi dans le centre-ville d’Alger. Les accrochages, disputes et joutes verbales, sur fond de klaxons interminables, font partie du décor. Les partisans de la sérénité trouvent plutôt leur compte dans les mosquées.
A quelques minutes du coucher du soleil, les rues se vident et les automobilistes s’activent. Ils appuient sur le champignon pour rentrer le plus vite possible chez eux. Dans l’arrière-pays comme à Alger, «il est inadmissible de ne pas rompre le jeûne chez soi».
La table du f’tour est bien garnie. La cuisine et la pâtisserie sont raffinées et réputées dans l’Algérois, surtout à Blida. Le f’tour commence par les dattes et le lait. Suit la Chorba Frik, une soupe à base de concentré de tomate et de pois-chiche. Le tout mélangé au frik, blé vert concassé. C’est très répandu à Alger et à Oran (l’équivalent de la harira marocaine). Autre soupe typiquement algéroise la Chorba Mkadfa, un potage mélangé aux pâtes.
A Constantine, la soupe est plutôt légère. Elle est à base de tomate, de courgettes, pomme de terre et morceaux de viande. La tradition à Alger et Blida pendant le Ramadan est de consommer en même temps la Chorba et Bourek, l’équivalent des briouates au Maroc, farci de viande hachée.
Après la soupe, place au plat de résistance. Dans les principales villes, il existe une préférence pour la Maâkouda pendant le mois sacré. Un remontant à base d’oignons, de persil et œufs frits et très peu de farine. Il en est de même pour la Taktouka ou «Sfiria». Un mets de poulet ou de viande ou les deux ensemble avec des beignets à base du pain de mie ou des biscottes et fromage râpé.
Après le dîner vient «Lham Lahlou». Un plat sucré à base d’abricots secs, de pruneaux, de morceaux de pomme cuits avec de la cannelle et eau de fleur d’oranger. Le dessert est généralement composé de fruits et de Mhalbi. C’est du riz en poudre, une sorte de flan servi dans des coupelles avec amandes et pistache dessus. Ce dessert est aussi servi lors du Shour.
Entre-temps, c’est le café et le thé qui sont servis à volonté tout au long des soirées ramadanesques. Les Algérois sont de grands consommateurs de café, alors que les Oranais raffolent du thé vert à la menthe. Les sucreries et gâteaux ne sont pas en reste. Zlabia (friandise faite de semoule et de farine, cuite à l’huile et trempée dans du miel, l’équivalent de la Chebbakia) et Kalballouz (de la semoule au sirop) raflent la vedette à Alger au même titre que les Qtayefs, pâte fraîche et vermicelle fourrée d’amandes (l’équivalent de pastillas).
Les soirées sont plus animées que d’habitude, quoique les personnes âgées soient très nostalgiques du Ramadan des années 70 et début 80. «C’était différent et plus chaleureux», répète-t-on.
Cette année, tous les soirs, causeries, concerts et spectacles sont organisés dans les grandes villes.
Que ce soit à Constantinople, Blida, Oran ou Alger, les cafés ne désemplissent pas le soir… d’hommes. Les femmes, quant à elles, ne se rendent pas au café. «Une femme au café, c’est très mal vu chez nous!», précise une Algéroise. De même que les jeunes filles ne se rendent pas aux mosquées pour les Taraouihs. «C’est aussi très mal perçu. Les mosquées, c’est plutôt pour les personnes d’un certain âge, pas pour les jeunes filles», poursuit l’Algéroise.
En revanche, les femmes sortent beaucoup dans les villes. «Comme elles ne reçoivent pas chez elles, elles assistent aux spectacles».
Côté animation, Alger s’éveille le soir et le centre-ville bat son plein. Hôtels, salles de spectacles et centres culturels concoctent une programmation spéciale.
Les Algériens renouent avec les pièces de Théâtre, avant-première de films, vernissages, soirées chaâbi (Ramadan coïncide avec le retour en force du chaâbi). Le Théâtre national algérien (TNA) abrite cette année un festival dédié à ce style: madih, raï, hawzi, gharnati… Le gharnati et le maâlouf sont particulièrement affectionnés à Blida, Tlemcen et Alger. Le raï, c’est plutôt à Oran.
La musique et les rythmes kabyles résonnent à leur tour dans les salles.
Tout au long du mois sacré, les planches accueillent, en alternance, concerts de musique et représentations théâtrales qui débutent dès 21 heures. Des chanteurs syriens, libanais, égyptiens, marocains… sont invités à Alger. «Les Algérois aiment beaucoup Latifa Raafate, Doukkali et Belkhayate. Ils se produisent à guichets fermés», témoigne une Algérienne.
En Algérie, télévision et Ramadan font bon ménage. Sitcoms, sketchs, feuilletons religieux, pièces de théâtre et autres émissions culturelles animent les foyers pendant tout le mois.
La Nuit sacrée venue, des concours de psalmodies ont lieu dans les mosquées et les Taraouihs ont un cachet plus solennel. Les femmes embaument les maisons d’encens et de bois de santal et préparent les gâteaux pour l’Aïd: les incontournables Al Makroute, Tcharek, et Samssa.
Amin Rboub
Source: L'Economiste
12 septembre 2009
Mesfouf aux graines de grenade
Cet entremet sucré se consomme le plus souvent pendant le Ramadan, accompagné d'un verre de lait ou de thé. Certaines familles tunisiennes l'agrémentent de lait, et/ou de fruits secs comma à Sfax par exemple. Le choix des fruits dépend des goûts de chacun : dattes, raisins, grenades... et pour les plus gourmands, on les met tous en même temps.
Ingrédients (pour 2 à 4 personnes)
- 100 g de couscous
- 10 g de beurre
- 1 cs de sucre en poudre
- 1/2 grenade
- quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger
Préparation
- Cuire le couscous : humidifier les graines et les mettre dans le haut du couscoussier pendant 5 bonnes minutes, puis ré-humidifier et re-cuire 5 autres minutes. Pendant ce temps, décortiquer la grenade et réserver les graines dans une assiette.
- Mélanger avec le beurre, le sucre et l'eau de fleur d'oranger (3 à 4 gouttes suffisent). Disposer le couscous dans une assiette et ajouter les graines de grenade sur le dessus.
- Manger tiède.
08 septembre 2009
Brick au boeuf épicé et au fromage fondu
Cette recette est réalisée par ma soeur, à qui j'ai piqué sans vergogne la recette :) Eh comme l'heure de la rupture du jeune approchait et que j'avais grand-faim, je n'ai pas pensé à photographier le résultat final mais ça ressemble à ça. Recette simplissime et délicieuse!
Ingrédients pour 6
- 6 boulettes de viande de boeuf, salées, poivrées et assaisonnées chacune d'une bonne pincée de tabel-karouia
- 6 portions de fromage fond
- oignon émincé
- persil émincé
- 6 feuilles de bricks (ou malsouqa)
- 1 oeuf
- huile de friture
Préparation
- Poser dans le bas de la feuille une portion de fromage fondu. Ecraser dessus la boulette de viande, puis agrémenter d'une grosse pincée d'oignons, puis de persil.
- Rabattre la feuille à droite, puis à gauche, puis "enrouler" (en fait il faut former un carré).
- Tremper les mains dans l'oeuf salé et battu, puis enduire toute la brick. Faire ainsi avec les 5 autres, puis frire, et déguster bien chaud.
03 septembre 2009
Hlalem bel hout - Chorba tunisienne au poisson
Voilà plusieurs jours que j'avais envie d'une bonne chorba au poisson, bien piquante et avec les hlalem que je viens juste de recevoir de Tunisie! Alors j'ai assouvi mon envie et je vous fais partager la recette!
Ingrédients pour une chorba de 6 personnes
- huile d'olive
- 2 cs de tomate concentrée
- 1 cs de piment (fort ou doux, c'est vous qui voyez, disponibles ici et ici)
- 1 oignon
- 2 cc de tabel-karouia ( disponible ici)
- 1 cc de cumin (disponible ici)
- 1/2 cc de curcuma (disponible ici)
- 1/2 cs de sel
- 200 g de poisson (j'ai utilisé du filet de colin)
- 100 g de pâtes "hlalem" (disponibles ici)
- 5 gousses d'ail
- 1/2 botte de persil émincé
Préparation
- Faire revenir dans de l'huile d'olive l'oignon émincé, puis ajouter la tomate concentrée et le piment. Remuer sur feux doux pendant 2 minutes, puis ajouter 2 verres d'eau.
- Ajouter le poisson coupé en petits morceaux, le cumin, la moitié du tabel-karouia, le curcuma, et remuer. Dès la reprise de l'ébullition, ajouter 4 autres verres d'eau et laisser cuire 10 minutes.
- Ajouter ensuite l'ail écrasé avec le reste du tabel-karouia, les hlalem et le persil. Laisser cuire encore un petit quart d'heure, et une fois la chorba devenue un peu épaisse, arrêter la cuisson.
- Déguster sans attendre, arrosé de quelques gouttes de citron.
01 septembre 2009
Felfel mehchi - Plateau de piments farcis avec poulet et tomates du jardin
Chez So Arabesque!, la cuisine est une affaire de famille. Et cette fois-ci, nous avons papa Arabesque qui a cuisiné son meilleur plat, les piments farcis : et je suis contente d'avoir obtenu cette recette ne serait-ce que pour moi! J'en mange depuis que je suis née :)
Je voudrais ajouter une petite note en ce qui concerne les photos : c'est vrai que parfois j'aimerais avoir un super blog design avec de sublimes photos comme certains blogs culinaires, mais primo je n'ai pas le temps, et secundo la cuisine tunisienne est une cuisine familiale et conviviale alors des photos trop prétentieuses nuiraient à l'ambiance de mon tit blog que j'aime tant!
Allons-y pour la recette maintenant, les ingrédients pour un grand plateau :
- 4 grandes cuisses de poulet
- 300g de viande hachée
- du tabel-karouia, du curcuma (épices fraîchement moulues de Tunisie dispo ici)
- sel, poivre
- 5 piments (ou poivrons)
- 12 poivrons corne de boeuf (les longs)
- 4 ou 5 belles tomates
- 1 gros oignon
- 5 gousses d'ail
- de l'huile d'olive
- 1 botte de persil
Préparation
- Vous l'aurez remarqué, l'épice principale de ce plat est la fameuse tabel-karouia tunisienne. Dans une marmite d'eau bouillante salée, mettre les cuisses de poulet à cuire avec 2 cc de tabel-karouia.
- Pendant ce temps, à l'aide d'un mixeur, on mixe finement l'oignon, les 5 piments, la botte de persil et on met tout ça dans un grand bol. On écrase à l'aide du "mahres" (pilon en cuivre tunisien) les gousses d'ail avec 1 cc de tabel-karouia, et on ajoute cela à la préparation dans le bol.
- Verser sur cette préparation une bonne rasade d'huile d'olive, ajouter 1 cc de tabel-karouia et une pincée de curcuma. Ajouter la viande hachée, saler généreusement et poivrer. On mélange bien le tout, et on farcit les poivrons.
- Avec le reste de la farce (normalement, il en reste un peu), on ajoute un gros verre d'eau, un peu d'huile d'olive er 1 cc de tabel-karouia (eh oui, encore) et du sel. On touille et on réserve cette sauce.
- Dans un gros plateau allant au four, on verse de l'huile d'olive, on met les cuisses de poulet coupée en 2, on met les poivrons farcis et les tomates coupées en 2,on arrose de sauce, et on enfourne à 220° jusqu'à cuisson complète (je dirais environ 30 minutes).
Vous trouverez sans doute que mes indications sont parfois vagues, mais j'ai suivi le maître et essayé de noter un max d'indications! Parce que chez nous en Tunisie,en cuisine on ne mesure rien :)



















































